Jussie à grandes fleurs et jussie rampante

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Photos © Dombes, d’hommes et d’oiseaux

Ludwigia grandiflor et Ludwigia peploides

 

Description, cycle biologique

C’est une espèce aquatique herbacée se développant dans les eaux calmes. Elle possède de belles fleurs jaunes qui ont fait son intérêt ornemental à l’origine de son introduction dans certains pays.

Ces plantes se reproduisent facilement par boutures ce qui facilite leur prolifération.
Elle possède de belles fleurs d’un diamètre de 3 à 5 cm et de couleur jaune vif (couleur attirant de nombreux pollinisateurs européens). Ces fleurs ont fait son intérêt ornemental, semblent à l’origine de son introduction dans de nombreux pays.
Racines et pétioles des fleurs sont parfois rougeâtres. les feuilles immergées sont arrondies.

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Raison de son statut

En l’absence de consommateurs herbivores (la plante est peu consommée, au moins à cause de sa teneur en cristaux d’oxalate de calcium ou de maladies et régulateurs naturels, elle se développe sous forme d’herbiers aquatiques très denses et parfois presque impénétrables, immergés ou émergés, en produisant des tapis de tiges plus ou moins rigides pouvant atteindre et même dépasser 6 m de long.

  • À la manière des tapis de lentilles d’eau, la jussie concurrence la flore aquatique immergée en empêchant la pénétration de la lumière vers le fond et en occupant toute la niche écologique offerte par les nombreux habitats qui lui conviennent ;
  • En empêchant les UV solaires de pénétrer l’eau, cette jussie inhibe aussi les vertus désinfectrices du rayonnement solaire dans l’eau ;
  • Elle peut contribuer aux phénomènes de dystrophisation voire de zone morte : sa nécromasse produit en se décomposant dans une zone peu oxygénée une anoxie (déficit en dioxygène) limitant ou interdisant dans cette zone la survie de la plupart des espèces animales. Les taux d’oxygène dissous stagnent souvent sous les 2 mg/l dans les herbiers du marais d’Orx 3.
  • Cette jussie peut aussi entraver le bon fonctionnement de systèmes d’irrigation, de drainage et d’arrosage ;
  • Les herbiers qu’elle constitue gênent certains loisirs (pêche, natation, sports nautiques, chasse au gibier d’eau)

 

Pratiques de destruction

Il semble trop tard pour espérer éradiquer l’espèce en France et dans plusieurs autres pays où elle a fortement proliféré, même à l’échelle d’un bassin versant. De nouveaux équilibres et coévolutions sont espérés, qui pourraient limiter son extension et limiter les impacts sur la biodiversité.

 

16 juin 2017 : Elle envahit les zones humides normandes … c’est la Jussie