Fourmis

En règle général, les fourmis sont ignorées par la plupart des gens, donc laissées tranquille, aidées par leur petite taille. Mais dès lors qu’elles deviennent visibles, la réponse est quasiment toujours la même : destruction.

Si il est vrai que déplacer le nid se révèle souvent impossible, dans bien des cas, les fourmis ne causent aucun problème. Mis à part si le nid se trouve dans votre cuisine et squatte dans vos placards, nulle besoin de vous acharner à les tuer : ce sont de vraies nettoyeuses, souvent les premières sur toute sorte de nourriture, essentiellement les choses sucrées, même si elles excellent aussi à nettoyer tout les cadavres d’insectes et autres déchets organiques.

De petite taille, leur grand nombre arrive pourtant à nettoyer la plupart des déchets : elles sont donc très utiles dans l’écosystème.

Rien qu’en France, il existe plusieurs centaines d’espèces, celles qui peuvent nous côtoyer sont une dizaine, et aucune n’est dangereuse. Quelques espèces peuvent piquer ou mordre, mais la douleur n’est pas très élevée, ni durable.

 

Fourmis

 

En fait, plus que de les tuer, la meilleure méthode, si des fourmis vont dans un endroit indésirable, c’est simplement de leur interdire l’accès, et pour ce faire, des méthodes naturelles existent : bicarbonate de soude, marc de café, semoule de maïs, jus de citron, cannelle, menthe poivrée, vinaigre ou feuilles de noyer.

Certaines espèces ont la fâcheuse tendance à lever des pucerons, chassant leurs éventuels prédateurs ; pour éviter cela, la méthode est identique : si vous empêcher l’accès aux fourmis, les prédateurs pourront se charger de nettoyer les pucerons.

 

7 avril 2015 : les fourmis à l’attaque de Saint-Désirat

9 avril 2015 : Ardèche : un village envahi par des fourmis

 

Exemples de cohabitations

Kreezef :

J’ai dans mon jardin une colonie de Lasius fuliginosus et elles sont en symbiose avec des pucerons sur des branches de lierre et chaque début d’hiver/automne je les vois transporter les pucerons pour les mettre à l’abri dans la fourmilière… Je trouve cela assez sympa à voir. :-)

Firewill :

J’ai sous une dalle de mon jardin, une colonie de Lasius sp. noire parasitée et j’ai souvent l’occasion d’observer un gros couvain exposé (surtout des œufs). Il y a aussi une colonie de Messor sp. que je nourris avec des pipases (je n’ai que ça ! XD ) et de temps en temps je vois sortir un ou deux major. :-)

Shalwin :

Je suis dans les Antilles, à St-martin.
Autour de chez moi il y a plusieurs colonies de Pheidole megacephala. Espèce invasive qui est présente depuis pas mal de temps sur le littoral, mais moins dans les terres d’après les gens.
Elle est réputée pour être agressive et détruire les espèces locales, mais pour le coup ça m’arrange. Dans les zones à une centaine de mètres dans les terres, dès qu’il pleut, les rampants sont de sortie, aussi bien les cafards inoffensifs que les scolopendres qui font assez mal.
Mais par contre, chez moi, rien hormis les moustiques. Le fait que la zone soit un mélange terre-sable joue peut-être, mais je suis persuadé qu’elles n’y sont pas pour rien.
De plus elles ne rentrent pas chez moi, la nourriture étant difficile d’accès (pour elles, pas pour moi XD). Au début quelques éclaireuses passaient dans ma chambre, j’ai mis une seule fois du sel de table sur leur « entrée » et de puis plus rien.
Elles me servent dans l’élevage de mes Pheidoles pallidula, de temps en temps j’en capture une ou deux pour avoir droit à une scène de combat, ainsi que pour stimuler la colonie. Je sais, ça progresse déjà assez vite ces cochonneries, mais c’est visuellement sympa de voir la traque et la mobilisation.
De mon coté, je les aide indirectement avec les croquettes de mon chat, qu’elles adorent. XD

Attention, je ne dis pas que ce n’est pas une espèce dangereuse hein, elle fait des ravages dans d’autres endroits.