Corbeau freux

Corbeau

Corvus frugilegus

 

Description, cycle biologique

Ce passereau mesure de 41 à 49 cm de longueur et pèse de 370 à 545 g pour une envergure de 81 à 94 cm et une longévité de 20 ans.

Le plumage des plus grands freux est d’un noir uniforme, avec un éclat légèrement violet-bleuâtre. Selon l’éclairage, la crête et la nuque offrent des reflets verts ou violet métallique. La base du bec du freux adulte est dénudée, légèrement creusée et blanchâtre, alors que chez l’oisillon elle est encore duveteuse. Le bec est pointu, légèrement recourbé vers le bas. Ils vivent en colonies bruyantes ; les oisillons atteignent en l’espace de huit mois leur taille adulte.

 

Comme toutes les espèces de corbeaux (Corvus), le freux est omnivore. Bien qu’il préfère la nourriture carnée aux végétaux, ces derniers représentent les deux tiers de son alimentation. Les lombrics, diverses espèces de cousins, les scarabées à leur différents stades de développement (surtout les chenilles et les larves de taupins) ainsi que les gastéropodes sont ses proies favorites. Mais il ne dédaigne pas les mammifères comme le campagnol des champs (les musaraignes) et le campagnol terrestre, voire occasionnellement, de petits oiseaux et leur couvée. L’hiver il peut se rabattre sur les charognes, mais ne peut s’en contenter, concurrencé qu’il est par la corneille noire. En ce qui concerne les végétaux, il consomme des graines de toutes sortes, où cependant les céréales dominent. Il se nourrit aussi de noix et de glands, à moindre échelle de fruits comme les cerises, les prunes et les baies sauvages..

En savoir plus sur Wikipedia ou Lelision

 

 

Raison de son statut

Le corbeau freux passe pour le principal fléau des cultures.

Lorsqu’une volée de freux colonise un champ cultivé à maturité, il en résulte d’ordinaire des dommages significatifs. Les cultures précoces ou tardives sont plus particulièrement menacées, surtout les céréales à rotations multiples comme le maïs. Les freux raffolent des graines en germination : pour se procurer le germe, ils extirpent le plus souvent les pousses hors du sol par rangées entières. Pour remédier indirectement à ces déprédations, on évite de trop avancer la culture en saison. Des semis à 8 cm de profondeur (au lieu des 2-4 cm usuels) et la rotation des cultures font obstacle à l’arrachage des pousses, tout en assurant une moisson optimale et un rendement correct des récoltes. On enduit aussi parfois les semences d’un liquide au gout désagréable pour le freux, ce qui réduit les ravages. Des appâts périphériques et des haut-parleurs émettant des cris d’alarme permettent aussi de tenir les freux à l’écart d’un champ plusieurs jours de suite ; quant aux épouvantails, ils ne font pas illusion longtemps. La pose de grands bandeaux de couleur vive ou l’exposition de cadavres de corbeaux est sévèrement réglementée en Allemagne.

 

 

Pratiques de destruction

Ils peuvent être détruits à tir entre la date de clôture générale de la chasse et le 31 mars au plus tard. La période de destruction à tir peut être prolongée jusqu’au 10 juin lorsque l’un au moins des intérêts mentionnés à l’article R. 427-6 du code de l’environnement est menacé entre le 31 mars et le 10 juin et jusqu’au 31 juillet pour prévenir des dommages importants aux activités agricoles, sur autorisation individuelle délivrée par le préfet et dès lors qu’il n’existe aucune autre solution satisfaisante.

Le tir du corbeau freux peut s’effectuer, sans être accompagné de chien, dans l’enceinte de la corbeautière ou à poste fixe matérialisé de main d’homme en dehors de la corbeautière.

Le tir dans les nids est interdit.

Le corbeau freux peut également être piégé toute l’année et en tout lieu. Dans les cages à corvidés, l’utilisation d’appâts carnés est interdite sauf en quantité mesurée et uniquement pour la nourriture des appelants ;

Par la conversion de terres vierges à l’agriculture, l’homme a jeté les bases de l’expansion et de la prolifération du freux ; par la chasse et la concurrence alimentaire, il en a limité les populations et l’a même localement réellement mis en danger. Les déprédations provoquées par l’homme, comme la chasse, l’empoisonnement, la destruction des nids, l’abattage des arbres, continuent d’occasionner le recul ou la fluctuation des populations d’oiseaux.

Vous désirez œuvrer en faveur du corbeau ? N’hésitez pas à donner votre avis aux consultations publiques régulièrement mises en ligne

 

27 janvier 2016 : Bresse : la chasse aux renards et corbeaux est récompensée afin de protéger la volaille

19 février 2016 : L’impact des corvidés sur les populations d’oiseaux serait globalement limité

27 avril 2016 : Destruction des corbeaux dans la Nièvre : participez à la consultation publique

19 mai 2018 : Chasse aux corbeaux : de nombreuses réactions

26 avril 2017 : La chasse aux corbeaux reprend dans le parc du château

18 mai 2017 : LE CREUSOT : Un tir aux corbeaux a eu lieu mercredi soir

 

Solutions alternatives

La seule solution reste la pose de filets ou la pratique d’agriculture alternative, non intensive, limitant de ce fait les corbeaux.

 

corvidesnuisibles