Martre

Martes martes

Martre-bois

© Cheloniophilie.com & Françoise Reszka

 

Description, cycle biologique

Son pelage est brun, ses pattes et sa queue plus foncés, sa tête plus claire. La bavette (à hauteur de la gorge et du haut de la poitrine) est jaune orangé et presque toujours d’un seul tenant.

La longueur de son corps varie de 51,3 à 65,9 cm pour le mâle et de 46,5 à 57,5 cm pour la femelle. Sa queue de 17 à 28 cm. Adulte, un mâle pèse de 830 grammes à 2,200 kg et une femelle de 750 grammes à 1,264 kg.

 

La martre est un petit prédateur carnivore qui se nourrit essentiellement de petits mammifères, d’oiseaux, d’insectes. Elle consomme aussi des fruits sauvages (églantier, fraise, framboise, etc.) ou parfois cultivés (cerise, pomme, etc.).

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Raison de son statut

Ce mustélidé a longtemps été traqué et chassé pour sa fourrure et pour les poils qui servaient à fabriquer des pinceaux d’artistes, appréciés en raison de leur exceptionnelle souplesse, notamment des aquarellistes et peintres utilisant la gouache ou l’encre (lavis, etc).

 

La martre est susceptible d’être classée parmi les espèces nuisibles selon les départements. Elle peut donc être chassable et piégeable, car elle est accusée par les chasseurs d’être responsable d’une prédation sur les oiseaux sauvages

La prédation exercée sur l’écureuil ne met pas en danger sa survie. Bien au contraire, elle assure la bonne santé de l’espèce, car la martre élimine principalement des animaux affaiblis pour diverses raisons (maladies, accidents). Elle joue donc un rôle sanitaire précieux en prévenant les épizooties.

La martre ne s’approche pas des habitations humaines. Les captures de volailles domestiques ne peuvent être qu’exceptionnelles et ne figurent d’ailleurs pas dans l’énumération des proies établies lors des travaux de recherche scientifique.

Le seul problème qui peut se poser directement aux chasseurs, est lié aux lâchers d’animaux d’élevage pour les besoins d’une chasse artificielle. Pourtant il est normal et naturel qu’un prédateur cherche à rétablir un équilibre naturel rompu par l’arrivée anormalement massive de faisans d’élevage introduits pour alimenter les chasses communales ou commerciales en « gibier de tir ». Ces nouveaux venus sont en surnombre et n’ont de surcroît aucune capacité d’adaptation au milieu. Le prédateur, comme c’est son rôle les élimine.

 

 

Pratiques de destruction

Ils peuvent être piégés toute l’année, uniquement à moins de 250 mètres d’un bâtiment ou d’un élevage particulier ou professionnel ou sur des terrains consacrés à l’élevage avicole, ou apicole dans le cas de la martre. Ils peuvent être également piégés sur les territoires désignés dans le schéma départemental de gestion cynégétique où sont conduites des actions visant à la conservation et à la restauration des populations de faune sauvage et nécessitant la régulation des prédateurs.

Ils peuvent être détruits à tir sur autorisation individuelle délivrée par le préfet dès lors que l’un au moins des intérêts mentionnés à l’article R. 427-6 du code de l’environnement est menacé entre la date de clôture générale et le 31 mars au plus tard et, pour la martre et le putois, dès lors qu’il n’existe aucune autre solution satisfaisante.

Journal Officiel du 4 juillet 2015 : la martre est classée nuisible dans 10 nouveaux départements, 29 départements la considère nuisible désormais

18 août 2014 : le problème des renards et des martres