Blaireau

Meles meles

© Philippe Moës-21

Photo © Philippe Moës

 

Description, cycle biologique

Il peut atteindre 70 cm de long (90 cm avec la queue, qui mesure 20 cm environ), pour 25 à 30 cm au garrot et jusqu’à une vingtaine de kilogrammes (12 kg en moyenne). La femelle est généralement un peu plus petite que le mâle

Il possède des bandes longitudinales noires qu’il porte sur le museau et qui couvrent ses yeux noirs jusqu’aux oreilles. Le reste du pelage est gris, devenant noir sous le ventre et les pattes.

Il peut vivre jusqu’à 15 ans, mais va vivre en moyenne 4 ou 5 ans.

C’est un omnivore qui peut se nourrir de mollusques, insectes, champignons, petits rongeurs, grenouilles, serpents, vers de terre, guêpes, végétaux.

Ses prédateurs sont le lynx, le loup, le chien, le grand-duc, l’aigle.

En savoir plus sur Wikipedia ou Lelision

 

 

Raison de son statut

Il est sur la liste des gibiers, certains chasseurs le préféraient sur la liste des nuisibles.

Mais dans un cas comme dans l’autre, ce statut est absurde : le gibier est voué à être consommé, or, nous ne consommons pas la chair du blaireau. Quant à nuisible, encore faudrait-il prouver pourquoi il le serait, sachant que c’est un animal essentiellement forestier et que sa reproduction empêche toute pullulation, du à une faible natalité et une forte mortalité juvénile : seule la moitié des jeunes (2,4 jeunes par portée en moyenne) atteindra l’âge adulte.

 

En réalité, il se trouve sur cette liste uniquement pour donner une raison légale de le chasser en période de chasse, mais aussi en dehors, à cause de nombreuses dérogations, et par pression de la vénerie sous terre.

A noter que le blaireau est protégé en Italie, Pays-Bas, Belgique, Luxembourg, Danemark, Grèce, Espagne, Hongrie, Grande Bretagne et au Portugal

Il n’est chassable que dans quelques régions d’Autriche et de Bulgarie, en Suisse et en France.

 

L’animal est aussi pointé du doigt en tant que porteur de la tuberculose bovine. Pourtant, en Bourgogne, entre 2009 et 2012, plus de 3000 blaireaux ont été éliminés, seuls 12 étaient contaminés.

En réalité, les sangliers sont bien plus propices à transporter cette maladie, sangliers qui sont agrainés par les chasseurs.

 

Il est aussi accusé de causer des dégâts aux cultures, blé, avoine, orge et surtout maïs. En dehors de la monoculture du maïs qui pourrait être remise en questions, ces dégâts sont occasionnels et localisés, ces cultures n’intéressent les blaireaux que durant quelques semaines par an.

Pour finir, on peut aussi l’accuser de provoquer des dégâts sous des infrastructures de par ses terriers, mais en réalité, vu qu’il creuse profondément, c’est rarement le cas, d’autant plus rare qu’il préfère ne pas côtoyer de près l’être humain.

 

 

Pratiques de destruction

Déterrage : des chasseurs, appelés déterreurs, insèrent des chiens dans un terrier (principalement de blaireau ou de renard). Leur rôle est d’acculer l’animal sauvage. Pendant ce temps, les déterreurs creusent à l’aide de pioches et de pelles en direction des aboiements. Enfin, ils « arrachent » du terrier les malheureuses bêtes généralement avec des pinces métalliques.

http://france-sans-chasse.org/chasse-france/le-deterrage

 

Vous désirez œuvrer en faveur du blaireau ? N’hésitez pas à donner votre avis aux consultations publiques régulièrement mises en ligne

 

Mars 2010 capture et régulation de plus de 3250 blaireaux : moins de 4% étaient porteurs de la tuberculose bovine

4 juin 2011 journée « découverte du déterrage des blaireaux »

27 janvier 2014 : le ministère de l’écologie désire davantage encadrer la destruction des blaireaux

9 avril 2015 : petit point sur le blaireau et l’agriculture

3 février 2016 : Digues fluviales : apprendre à vivre avec les blaireaux

27 avril 2016 : Dans la Somme, encore un été chaud pour le blaireau

17 juin 2016 : Dans la Somme, l’autorisation annuelle d’abattage de 1500 blaireaux fait polémique

11 septembre : Indre Nature part en guerre contre la chasse au blaireau

27 décembre 2016 : Corneilles, pies, cormorans, blaireaux et hérons dans le viseur des chasseurs (Belgique)

7 janvier 2017 : Charente: faut-il tuer autant de blaireaux ?